Depuis plus de 15 ans, MEDIAL Services-Conseils-SST fait figure de pionnière en santé et mieux-être au travail au Québec. Étant la première entreprise à avoir obtenu la certification Entreprise en santé, l’organisation poursuit encore aujourd’hui ses efforts avec constance et conviction. À travers ce témoignage, Katy Boucher, Directrice des ressources humaines et du bien-être au travail chez MEDIAL, partage son parcours, ses apprentissages et les pratiques qui font la différence au quotidien.
Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en santé mieux-être au travail ?
Notre engagement remonte à très loin. Nous avons été la première entreprise certifiée au Québec, et cela s’explique notamment par le fait que notre président, Marcel Curodeau, était membre du comité de l’élaboration de la norme Entreprise en santé. Croyant profondément aux bénéfices de cette norme pour les organisations, il était donc tout naturel pour nous d'y adhérer dès sa mise en place.
Nous étions profondément convaincu-e-s que prendre soin des employé-e-s au quotidien faisait toute la différence et qu'il s'agissait de l'une des manières les plus probantes de favoriser l'attraction et la fidélisation des employé-e-s qualifié-e-s. D’autant plus que nous sommes consultant-e-s en santé au travail : nous accompagnons des organisations de tous les milieux et sommes témoins, au quotidien, des effets concrets des bonnes… comme des moins bonnes pratiques.
Cette position nous a permis de constater à quel point le climat de travail pouvait varier d’une organisation à l’autre. Cela a renforcé notre volonté de nous impliquer activement, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour contribuer à faire évoluer les pratiques ailleurs.
Quel a été votre cheminement organisationnel en santé et mieux être au travail au cours des dernières années ?
Nous avons obtenu notre première certification en mars 2009. Depuis, nous avons maintenu notre engagement à travers les re-certifications. Lorsque le niveau « Élite Plus » a été introduit, nous avons également été la première organisation à nous y engager.
Aujourd’hui, notre démarche s’inscrit dans la continuité. Elle fait partie intégrante de notre ADN.
Quelles ont été les différentes parties prenantes ?
Dès le départ, l’impulsion est venue de la direction, qui y croyait pleinement. Mais très rapidement, l’ensemble de l’organisation s’est mobilisé.
Nos employé-e-s jouent un rôle central, notamment à travers un comité santé mieux-être formé chaque année sur une base volontaire. Cette formule fonctionne très bien : certains employé-e-s s’impliquent une année, prennent une pause, puis reviennent plus tard. Cela permet de renouveler les idées et de maintenir l’engagement.
Nous veillons aussi à représenter les différents services au sein du comité. Lorsqu’il y a trop de volontaires dans un même secteur, nous tirons au sort pour assurer un bon équilibre.
Au-delà de notre organisation, nos client-e-s et même nos fournisseurs ont également été influencé-e-s par notre démarche. Nos standards en matière de respect, de bienveillance et de qualité des relations guident aussi nos collaborations externes.
De combien de temps avez-vous eu besoin pour atteindre la certification Entreprise en santé ?
La démarche a été relativement rapide. Nous avons amorcé les travaux autour de 2008 et obtenu la certification en mars 2009. Cela s’explique par le fait que nous avions déjà une excellente connaissance de la norme, puisque nous avions participé à son élaboration. Nous n’avions pas à “l’apprendre”, mais plutôt à structurer ce que nous faisions déjà.

Quelles initiatives avez-vous récemment mises en place ?
Parmi les initiatives récentes, nous avons déployé une plateforme d’activité physique qui permet aux employé-e-s de suivre leurs minutes d’activité et de participer à des défis collectifs.
Ces défis, organisés quelques fois par année, favorisent à la fois les saines habitudes de vie et les interactions entre collègues. Nous avons, par exemple, proposé un défi en lien avec les Jeux olympiques, ou encore un défi associé à la plantation d’arbres, ce qui ajoutait une dimension environnementale.
Nous avons aussi fait évoluer nos pratiques en matière de conciliation travail-vie personnelle. Avant même la pandémie, le télétravail était déjà bien implanté chez nous. Alors que plusieurs organisations ont fait le choix d'imposer un retour au bureau, ne serait-ce que quelques jours par semaine, nous ne l'imposons pas de notre côté. Cette décision repose sur les résultats de sondages internes et reflète les besoins de flexibilité dans la conciliation travail-vie personnelle exprimés par nos employé-e-s.
Plus spécifiquement, quelles initiatives avez-vous mises en place autour des risques psychosociaux ?
La gestion des risques psychosociaux fait partie de nos pratiques depuis longtemps. L’évolution récente du contexte de travail nous a toutefois amené-e-s à porter une attention particulière à la déconnexion les soirs et la fin de semaine, afin que les frontières entre le travail et la vie personnelle soient plus claires et que tous les employé-e-s profitent de ces périodes pour faire le plein de bons moments avec leurs proches.
L'horaire de travail flexible et variable permet également aux employé-e-s de moduler leur horaire d'une journée à l'autre, selon leurs obligations personnelles ou familiales sans avoir à se justifier.
Par ailleurs, tous-tes nos gestionnaires ont suivi le MOOC de l’Université Laval sur la reconnaissance au travail. Cette formation a été suivie d’ateliers pour réfléchir concrètement aux actions supplémentaires qui pourraient être mises en place. Cela nous a permis de renforcer des pratiques déjà existantes.
Quelles retombées avez-vous pu observer à la suite de ces différentes interventions ?
Nous observons des retombées très positives, depuis de nombreuses années, notamment par notre faible taux de roulement. Plusieurs employé-e-s ont célébré leur 15, 20, 25 et même 30 ans dans l'organisation, ce qui est plutôt rare dans les entreprises aujourd'hui ! Même s'ils/elles sont sollicité-e-s pour répondre à notre sondage SMET année après année, les employé-e-s sont toujours aussi engagé-e-s dans la démarche, avec un taux de participation avoisinant les 90% et un taux de satisfaction de 95%.
Nous constatons également un climat de travail très positif, marqué par un fort soutien entre collègues et une reconnaissance accrue. De nombreuses amitiés se sont formées au fil des années et nous avons souvent l'habitude de dire que nous sommes une famille !
Le sondage SMET est aussi l'occasion de recueillir des témoignages d'employé-e-s qui nous incitent à poursuivre dans cette voie.
« Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans une entreprise tant mentalement que physiquement. Je ressens une confiance de la part de la direction. C'est un vrai bonheur de travailler chez Médial. »
Quels sont vos prochains objectifs en santé mieux-être au travail ?
Aujourd’hui, notre principal objectif est de maintenir ce que nous avons construit. Après de nombreuses années à mettre en place des initiatives, nous sommes dans une phase où il est essentiel de préserver cet équilibre. Nos résultats sont très bons, et nous souhaitons éviter toute régression. Nous restons bien sûr à l’écoute des besoins grâce à nos sondages annuels, mais notre priorité est de continuer à offrir un environnement de travail sain, mobilisant et durable.
En quoi votre expérience peut-elle inspirer d’autres organisations ?
Avec les années, notre expérience nous a permis de développer une expertise que nous mettons depuis plusieurs années au service d’autres organisations. Nous accompagnons des milieux de travail qui souhaitent améliorer leurs pratiques, qu’ils visent une certification ou non. Nous croyons qu’il n’est pas nécessaire de tout transformer du jour au lendemain : chaque organisation peut commencer par de petites actions, adaptées à sa réalité. L’important est d’amorcer le mouvement.
En conclusion, l’expérience de MEDIAL démontre qu’un engagement en santé et mieux-être au travail peut s’inscrire dans la durée et devenir un véritable pilier organisationnel. En misant sur l’écoute, la cohérence et l’implication de tous-tes, il est possible de bâtir un environnement de travail sain et mobilisateur et, surtout, d’inspirer d’autres organisations à faire de même, un pas à la fois !
Nous souhaitons beaucoup de succès à Katy Boucher et ses collègues dans la poursuite de leur programme SMET au sein de MEDIAL.
Si vous aussi, vous aimeriez partager vos différentes initiatives en santé/mieux-être au travail (SMET) au sein de votre organisation, voici deux belles manières de le faire :
- Participer à la prochaine édition de notre concours des Prix Distinction
- Devenir membre pour bénéficier de nombreux conseils et avantages et ainsi mettre en valeur vos accomplissements
